Le yoga du rire

Se forcer à rire, cela peut paraître incongru, voire déprimant. Pourtant, c’est la méthode imaginée par Madan Kataria (épaulé par son épouse professeure de yoga) en 1995.

Ce médecin indien est parti d’un constat très simple : le corps et le cerveau ne savent pas différencier un rire provoqué volontairement et un éclat de rire totalement spontané. En alliant une respiration yogique à quelques étirements basiques et à un rire tonitruant, on stimule donc en douceur la production de toutes les hormones du bonheur : ocytocine, sérotonine, endorphine et dopamine.

Miam ! Bien sûr, un cours de yoga du rire (ou Hasya Yoga) implique un lâcher-prise total en compagnie d’inconnus. Adieu peur du jugement, bonjour rigolade ! Intriguée, je cherche un professeur certifié sur l’annuaire en ligne de l’Observatoire du yoga du rire. Le jour venu, je découvre un groupe incroyablement divers : tous les âges, tous les styles sont réunis. Et si je suis d’abord un peu gênée, quelle n’est pas ma joie de découvrir que petit à petit le rire se déploie instinctivement !

C’est parti pour une heure de fou rire, provoqué autant par moi que par l’énergie d’un groupe très chaleureux. Debout, en cercle, nous enchaînons divers exercices : le rire du lion, le rire du timide, le rire du téléphone (un classique), celui de la tondeuse à gazon ; ainsi que des étirements dynamiques. Stimulant, intensément libérateur, et surtout… fatigant. Dans le bon sens du terme ! Qui plus est, j’éprouve une grande gratitude dans le partage de ce drôle de moment avec de parfaits inconnus. Le cours se termine par une séance de scan corporel. Rien de tel pour parfaire le sentiment de repos et de bien-être qui m’emplit alors.

Texte : Clémentine Koenig
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