Un beau livre pour Noël

Majestueuses montagnes
Nul besoin de pratiquer le yoga pour être touché par les images grandioses du photographe et alpiniste Pascal Tournaire. Avec Hubert de Tourris, le yogi qui lui a fait découvrir le yoga, il a parcouru le massif du Mont-Blanc à l’affût de la beauté vitale. Au-delà de l’aspect époustouflant que représente la pratique des postures les plus difficiles dans des lieux majestueux et inaccessibles, c’est l’incroyable fusion de l’homme yogi avec les éléments qui saute aux yeux. La montagne semble aussi vivante que l’homme paraît minéral, formant un nouvel élément. Une vision de l’unicité ?

Équilibre, Yoga et montagne • Pascal Tournaire et Hubert de Tourris • éditions Paulsen • 224 pages • 29 €

 

Carnets
« Demain, je pars en Inde. J’ai besoin d’un grand voyage dévastateur. » Voici Simon happé. Le jeune Français tente de faire sens, par le dessin et l’écriture, de ce bouillonnement de vie indicible, de sa découverte du yoga, de ses stupéfactions quotidiennes. L’Inde a bien changé en 25 ans… et pourtant le récit de ce carnettiste aujourd’hui réédité est toujours aussi fulgurant, ses illustrations toujours aussi saisissantes, tant son voyage se vit par le corps.

Au Corps de l’Inde • Simon • Akinomé • 288 pages • octobre 2019 • 24 €

 

Femme sacrée
Dans cet ouvrage, Josée-Anne Sarazin-Côté invite les femmes à se reconnecter à leur part de féminin sacré. Reprendre confiance en soi, retrouver son « enfant » intérieur, mieux vivre ses menstruations ou encore accepter sa ménopause …  Ce livre aborde une multitude de pratiques ésotériques et réhabilite la figure de la sorcière, qui, bien que combattue au fil des siècles, ose enfin émerger et s’afficher au grand jour. Un véritable guide à base de plantes, huiles essentielles, cristaux et méditations pour redonner au féminin sacré sa place et son importance.

Le Grand livre du Féminin sacré • Josée-Anne Sarazin-Côté • 280 pages • novembre 2019 • 25 €

 

Émerveillez-vous !
Derrière cet ouvrage signé Matthieu Ricard se cache une véritable ode à la Nature. Des sommets himalayens jusqu’à la majestueuse Islande, en passant par la Patagonie et les rivières gelée du Yukon au Canada, le célèbre moine et photographe nous convie à retrouver notre capacité à s’émerveiller. Tout simplement parce que « l’émerveillement nous élève en invitant dans notre paysage intérieur des états mentaux sereins, vastes et ouverts qui engendrent un sentiment d’adéquation avec le monde ».  Au-delà d’un beau livre, c’est un cri du cœur dans lequel Matthieu Ricard souligne notre responsabilité à devoir protéger notre Terre Mère, avant qu’il ne soit trop tard.

Émerveillement • Matthieu Ricard • La Martinière • octobre 2019 •
35 €

 

 

 

Textes : Clémentine Kœnig, Juliana Metheyer, Céline Dupuy

Hatha caritatif avec Walter Ruta

D’où sa connaissance foisonnante de la philosophie du yoga, pour lui une philosophie de cœur. Il n’hésite pas à parsemer son enseignement de Yoga Hatha, tout à fait traditionnel, d’une dose d’humour et de créativité – car derrière sa longue barbe de yogi se cachent un sourire chaleureux et un regard lumineux. Profitant de son passage à Paris le temps d’un stage les 7 et 8 mars prochains (plus d’infos sur scuolayogapramiti.it/fr), Walter animera également un atelier le vendredi 6 mars au soir avec les centres Qee : deux heures autour des postures classiques du Yoga Hatha, une séance élaborée pour les élèves avancés et les professeurs de yoga. L’occasion de découvrir sa méthode d’enseignement très spéciale, basée sur la gradualité des mouvements pour avancer dans chaque posture en ayant bien conscience de tout ce qu’elle implique pour le corps et l’esprit. On va petit à petit dans l’asana, travaillant de plus en plus en profondeur pour mieux en comprendre toutes les subtilités. Son mantra ? « On peut aller plus lentement » ! Magie de la pratique qui se vit comme un véritable voyage et ne manquera pas d’allumer agni, votre feu intérieur. La totalité des sommes récoltées sera reversée à l’ashram Sri Vasavi de Madras, où Walter se rend régulièrement pour enseigner.

Le vendredi 6 mars à 18 h au centre Qee de Paris 2e, qee.fr

Pour vous inscrire, c’est par ici

Photographie : D.R.

Infusion de camomille, de réglisse et de houblon

La camomille apaise le corps et l’esprit. C’est une plante miraculeuse qui s’utilise aussi bien fraîche que séchée et se cultive très facilement, même en pot sur un rebord de fenêtre. Les fleurs de houblon, elles, soulagent les tensions et l’insomnie, et s’utilisent depuis la nuit des temps pour combattre la morosité et les changements d’humeur. Cette tisane goûteuse et relaxante est donc idéale pour bien dormir.

Ingrédients :

  • 7 g de camomille séchée
  • 7 g de fleurs de houblon séchées
  • 5 g de réglisse

Mélangez les herbes et conservez-les dans un bocal hermétique – préférablement en verre. Utilisez de quoi remplir une boule à thé par tasse, ou plusieurs pour une théière entière.

Photographies: Natascha Boudewijn

Quelques mot de… Christine Castillon

Pourquoi avez-vous choisi le Yoga Iyengar ?
Après avoir été libraire pendant une dizaine d’années, j’ai commencé à avoir des problèmes de dos. Quand j’ai finalement laissé le tai-chi pour le yoga, c’est tout un univers qui s’est ouvert à moi. Au début, j’ai pratiqué plusieurs styles de yoga qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Puis j’ai essayé le Yoga Iyengar. B.K.S. Iyengar a réellement révolutionné l’approche du yoga par la précision qu’il a apportée aux ajustements, aussi bien dans la posture que dans les techniques de pranayama. Quand on a goûté à ce travail profond d’alignement, rien d’autre ne peut plus nous satisfaire. C’est une véritable addiction ! J’ai étudié le yoga à l’université et je n’imaginais pas à l’époque qu’il était possible de vivre ce dont parlaient les textes anciens.

C’est quoi être professeur de yoga pour vous ?
Le professeur n’est pas le guru. C’est juste un transmetteur. Transmettre sans distorsion demande de se vider de soi, de devenir un simple canal, et de s’ouvrir aux autres. C’est un art difficile. Quand j’ai compris que le yoga était un outil très efficace, j’ai eu à cœur de le faire connaître. Pour moi, c’est un outil universel de reconnexion et de rééquilibrage : une sorte de couteau suisse pour se reconnecter à soi et aux autres, sur tous les plans.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent se lancer dans le Yoga Iyengar ?
Trouver un professeur certifié et suivre toutes les étapes de l’apprentissage sans sauter un seul palier. Lire L’Arbre du yoga ou La voie de la Paix intérieure de B.K.S Iyengar, qui décrivent le processus entier de la “transformation” que le yoga peut apporter dans notre vie. Être à l’écoute de soi et étendre les perspectives. Il se pourrait bien qu’on vous enseigne plus que vous n’aviez prévu d’apprendre.

Une personnalité qui vous inspire ?
B.K.S. Iyengar, bien sûr ! Non seulement par ses enseignements et ses écrits, mais aussi par le cheminement qu’il a inscrit en nous. Sri M représente une démarche en tous points remarquable et salutaire dans l’Inde d’aujourd’hui. Il a connu l’initiation classique dans les Himalayas, a été longtemps responsable des centres Krishnamurti et à présent son institut œuvre sur le plan social et éducatif de façon très active pour rapprocher les différentes communautés religieuses.

En savoir plus le Yoga Studio Approches

Retrouvez d’autres interviews de professeurs de yoga dans Le Grand Guide du yoga actuellement en kiosque.

Ma Parenthèse

Morgane et Daphné, deux jeunes femmes radieuses et pleines de bon sens, ont ouvert fin septembre, Ma parenthèse, un joli lieu de bien-être holistique qui concilie gourmandise, yoga et thérapies douces et naturelles.

Peut-être pousserez-vous la porte juste pour prendre un thé ou un café, attiré par la déco simple et chaleureuse du lieu ? Si oui, vous aurez raison car vous pourrez vous détendre dans cette atmosphère apaisante et qui sait, vous laissez tenter par un délicieux biscuit venant de la Maison Mercier à Bourges.

Si vous avez plus de temps, alors, offrez-vous une séance de yoga (sur les resplendissants tapis Baya), un divin massage du visage effectué par Alix – qui a travaillé plusieurs années dans le luxe avant de se former au massage du visage auprès d’un Japonaise – , ou une consultation en naturopathie. Car à l’étage se nichent une salle de yoga et deux espaces réservés aux massages et aux consultations en médecine naturelle :  massages ayurvédiques, reiki, MEGC, hypnose, sophrologie, coaching, naturo…

Et ce n’est pas tout, la petite boutique de Ma Parenthèse, décidément bien pensée, propose des tenues de yoga de la marque française écoresponsable Kitiwaké ainsi que des produits végans (et français) comme les probiotiques DIJO.

– Yoga/Pilates : 30 cours /semaine : du Warrior Yoga au Yin Yoga en passant par le Kundalini et l’Ashtanga
– Yoga brunch le dimanche
– Ateliers thématiques le week-end
– Le café propose une formule déjeuner.

C’est où ?
Ma Parenthèse
61 rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10e
Pour en savoir plus, cliquez ici

La peau, miroir de l’intérieur

La peau est notre organe le plus étendu. Elle remplit donc une fonction importante : elle protège le corps des agressions extérieures, assiste le système immunitaire et régule la température du corps. Malgré ce que voudrait nous faire croire l’industrie cosmétique, on sait que la beauté de notre peau commence à l’intérieur. Selon la médecine ayurvédique, la qualité de la digestion – qu’on appelle aussi agni(feu) – est essentielle à la santé. Lorsque ce feu est trop puissant ou trop faible, on court le risque de développer certains troubles – entre autres des affections cutanées. Le système digestif souffre aussi de la présence de mauvaises matières grasses ou de l’absence de fibres dans l’alimentation : les éruptions cutanées ou les inflammations sont alors souvent au rendez-vous.

Notre peau reflète aussi toutes nos pensées et nos émotions, selon la spécialiste ayurvédique de la peau Pratima Raichur : « Le visage est le miroir de l’âme. » Pour une peau rayonnante, elle conseille d’affronter toutes nos pensées et émotions sclérosées, car elles représentent un facteur important de vieillissement. Vous vous sentez stressé ou vous couvez quelque chose ? Votre peau risque de perdre son éclat.

Le yoga est un outil miraculeux pour restaurer la beauté de la peau. En particulier, les postures inversées stimulent la circulation sanguine du visage et vous feront rayonner encore longtemps après votre séance de yoga.

Anatomie

La peau est composée de trois couches. L’épiderme (epidermis) est la couche extérieure, qu’on appelle aussi couche cornée. Les nouvelles cellules se forment constamment dans la partie inférieure de l’épiderme. Résultat, les cellules plus anciennes sont repoussées à la surface de la peau et meurent – ce sont les cornéocytes. Elles forment un bouclier qui protège la peau des agressions extérieures. Entre les cornéocytes, on trouve les mélanocytes : des cellules qui produisent le pigment qui colore la peau et forme une sorte de parasol au-dessus du noyau de la cellule. C’est ainsi que la peau est protégée des rayons UV. Dans la deuxième couche, le derme (dermis),des vaisseaux sanguins et lymphatiques assurent la distribution de l’oxygène et l’élimination des toxines. C’est aussi ici qu’on trouve les nerfs qui donnent sa sensibilité à la peau. Un système spécial de globules blancs neutralise les virus et les bactéries. Le derme ne se renouvelle pas sans cesse, au contraire de l’épiderme. C’est pour cette raison qu’une blessure au niveau du derme laisse une cicatrice. La troisième couche cutanée, l’hypoderme, fait barrière entre la peau et les muscles et tendons du corps. Cette couche est notamment composée de graisse, de tissu conjonctif et de vaisseaux sanguins.

Découvrez les exercices pour avoir une peau lumineuse ici.

Texte : Saskia Grootegoed ; Illustrations : Ingrid Bockting

Le prana ou énergie vitale

Un corps énergétique ? Le concept n’est pas aussi ésotérique qu’il en a l’air. Car si l’énergie est invisible, elle n’en est pas moins perceptible. Il suffit de penser au doux frôlement de l’être aimé, à la chaleur sereine des mains du masseur, au ressentiment qui peut émaner d’un inconnu. Vous vous sentez allègre, fatigué, indolent, irritable ou détendu ? C’est votre corps énergétique qui s’exprime.

Tout comme chaque personne a un “look” unique, chacune a aussi une signature énergétique bien personnelle. Et plus on prend conscience de sa propre énergie, mieux on parvient à la déchiffrer à chaque instant. Avec un peu de pratique, on finit même par discerner celle des autres.

Voyage intérieur 

Il y a environ 3000 ans, les sages ont conçu une sorte de carte routière pour mener un voyage intérieur : ce voyage commence à l’extérieur du corps et finit au centre du soi – l’âme incarnée – en passant par cinq strates. Les Upanishads– ce texte classique du yoga tantrique – décrivent les cinq enveloppes, ou koshas, comme des formes d’énergie de plus en plus subtiles. La carte des koshas est un outil précieux pour approfondir sa pratique du yoga et améliorer sa qualité de vie. Vous pouvez l’utiliser comme une carte normale, c’est-à-dire pour vous orienter avant de commencer, ou pour retrouver votre chemin si vous vous perdez.

Cinq enveloppes 

Les yogis voient l’être humain comme un système énergétique ingénieux, capable de se recharger seul, enveloppe par enveloppe : tout comme les poupées russes, chaque “corps” s’emboîte dans le suivant. De l’extérieur vers l’intérieur, il s’agit de :

  • annamaya kosha, le corps physique,
  • pranamaya kosha, le corps énergétique,
  • manomaya kosha, le corps mental,
  • vijanamaya kosha, le corps spirituel,
  • anandamaya kosha, le corps heureux, ou corps de félicité.

Pranamaya kosha est la deuxième étape du voyage intérieur : prana signifie “énergie vitale”, maya“fait de” et kosha“corps”. Pranamaya assure la continuité de la vie, car c’est le prana– l’énergie vitale – qui régule les processus biologiques du corps, comme la respiration, la digestion, la division cellulaire ou la circulation sanguine. En médecine traditionnelle chinoise, on parle de chi. Quant aux Égyptiens, ils l’appelaient ka. Si le prana disparaît, la vie s’éteint. On dit que certains yogis apprennent à stopper leur respiration ou leur pouls pendant un long moment quand ils méditent, afin d’économiser leur prana.

Heureusement, il existe des manières moins radicales de garder son corps énergétique chargé à bloc : en mangeant sainement et en évitant les toxines, par exemple. Mais la meilleure façon de nourrir son pranamaya kosha est de pratiquer le pranayama, qu’on définit souvent comme étant un exercice respiratoire, mais qui est en réalité bien plus que ça. Dans la philosophie yogique, cette respiration équilibrée est la clef d’une vie pleine d’énergie.

Découvrez des exercices pour recharger vos batteries ici.

Texte : Saskia Grootegoed ; Illustrations : Ingrid Bockting

Quiche aux betteraves

1 quiche, 75 minutes

Ingrédients :

◉ Pâte :

• 200 g de farine de sarrasin ou d’épeautre complète

• ¾ c. à c. de sel de mer

• 60 ml d’huile de coco

• 80 ml d’eau

◉ Farce :

• 150 g de noix de cajou

• 1 petit oignon rouge

• 1 petite betterave, épluchée et coupée en cubes

• 1 c. à c. de sel de mer

• 3 petites gousses d’ail

• 150-170 ml d’eau froide

 

• Faites tremper les noix de cajou pendant 30 min dans de l’eau bouillante. Pendant ce temps, préparez la pâte. Mélangez la farine et le sel, puis ajoutez l’huile de coco (liquide). Ajoutez progressivement l’eau froide et pétrissez avec les mains pour obtenir une pâte brisée. Roulez en boule, couvrez et mettez au frigo pendant 30 min, pendant que vous préparez la farce.

• Égouttez les noix de cajou, rincez-les puis mettez-les dans le blender. Ajoutez progressivement l’eau froide et mixez pendant 2-3 min, jusqu’à obtenir une crème épaisse. Ajoutez les cubes de betterave, le sel de mer et l’ail et mixez jusqu’à obtenir un mélange bien crémeux.

• Préchauffez le four à 180 °C et sortez la pâte du frigo. Saupoudrez un plan de travail de farine, posez la pâte dessus puis étalez au rouleau. Utilisez le rouleau pour soulever la pâte et pour la placer sur le moule à quiche (la pâte doit déborder de tous les côtés). Avec les doigts, pressez la pâte au fond et sur les côtés du moule. Mettez au four pendant 30 min, puis sortez et laissez refroidir.

• Coupez l’oignon en rondelles et parsemez-en les deux tiers sur le fond de la quiche. Versez la crème sur tout le fond puis déposez le reste des oignons dessus. Mettez au four pendant 30-40 min, jusqu’à ce que la surface soit bien dorée. Sortez du four et laissez refroidir. Servez avec une délicieuse salade d’automne.