Restez jeune grâce au yoga

Tous ceux qui font du yoga en ont fait l’expérience : une seule séance suffit parfois à se sentir rajeuni de dix ans. Mais le yoga peut-il aussi, au sens propre, rajeunir les gens ? En 2015, des chercheurs de New Delhi ont utilisé les dernières découvertes scientifiques dans le domaine du vieillissement pour étudier l’effet du yoga et de la méditation au niveau cellulaire. Quatre-vingt-seize hommes et femmes âgés de 30 à 65 ans« apparemment sains, mais avec un mode de vie moderne et malsain »(d’après les chercheurs) se sont mis à faire du yoga en groupe, cinq jours par semaine.  Au bout de deux semaines, les séances de groupe se sont arrêtées et les participants ont poursuivi seuls les exercices de yoga et de méditation cinq fois par semaine, pendant dix semaines. Pas de surprise : à la fin de l’expérience, ils étaient tous plus minces et en meilleure forme. Mais ce que les chercheurs ont découvert dans leur sang et leurs cellules a été spectaculaire : les participants avaient tous rajeuni… 

Explication : aux extrémités des chromosomes se trouvent les télomères, des fragments d’ADN qui raccourcissent peu à peu au cours de la vie. On considère qu’ils forment comme une sorte d’horloge biologique : plus ils sont courts, plus la cellule est vieille. Au terme de l’expérience indienne, les télomères des participants s’étaient rallongés. Et ce n’est pas tout : le vieillissement physique s’explique en partie par le fait qu’au cours de la vie, l’ADN s’abîme peu à peu. Chez ces tout nouveaux yogis, l’ADN apparaissait en meilleur état qu’auparavant. Leur sang contenait également moins de cortisol, cette hormone qui, en cas de stress chronique, affaiblit le système immunitaire et augmente le risque d’obésité et d’hypertension.

 

Dîner au MacDo

Le yoga combine plusieurs facteurs rajeunissants essentiels, dont l’un des plus importants est l’activité physique. Des scientifiques ont même démontré que le sport pouvait contrer les effets d’une alimentation à base de hamburgers et de Coca-cola. Durant l’expérience, les participants – des étudiants – devaient manger uniquement au McDonald’s pendant deux semaines, tout en faisant de la course intensive pendant une demi-heure par jour. Normalement, au bout de 14 jours de petits déjeuners, déjeuners et dîners aux MacDo, même les personnes en excellente santé présentent des symptômes de risque de développer un diabète de type 2 et des maladies
cardio-vasculaires. Mais cette fois la conclusion a été surprenante : au bout de ces deux semaines, la santé des étudiants s’était améliorée. Leur cholestérolémie et leur glycémie, leur tour de taille et leur pression artérielle avaient tous chuté. Les chercheurs se sont empressés de rappeler que leur étude n’était pas une glorification du fast-food. Pour une santé optimale, mieux vaut faire du sport et manger sain.

 

Effets protecteurs

Nous abordons maintenant ce qui est peut-être le noyau du problème de la vieillesse : la baisse des capacités cognitives et le risque grandissant d’être confronté à la maladie d’Alzheimer. C’est justement sur ce terrain sensible que les effets protecteurs du yoga se font peu à peu connaître. Aux États-Unis, l’Alzheimer’s Research and Prevention Foundation s’est penchée plus particulièrement sur le Yoga Kundalini. Son directeur, Dharma Singh Khalsa, a écrit l’ouvrage Brain Longevity(non traduit en français) : il y affirme que le Kundalini est idéal pour maintenir le cerveau en bonne santé, car il réunit les cinq piliers du yoga : respiration, postures, mantras, mudras (positions des mains) et concentration mentale. Il a créé une carte des régions cérébrales activées par un exercice de Kundalini vieux de plusieurs siècles, le Kirtan Kriya.

Il s’agit de répéter un mantra simple en joignant à tour de rôle chaque doigt au pouce. Le mantra ? Saa, Taa, Naa, Maa(Naissance, Vie, Mort, Renaissance). Les IRM pratiquées par Dharma Singh Khalsa montrent que les positions des mains ainsi que la récitation du mantra activent – et donc entretiennent – des réseaux de neurones essentiels à l’attention, à la concentration et à la mémoire. L’année dernière, Dharma Singh Kahlsa a publié avec un groupe de collègues les résultats d’une étude comparant les effets du Kirtan Kriyaet ceux d’un travail de la mémoire standard, chez un groupe de 80 personnes âgées souffrant de légers troubles cognitifs. La moitié des personnes ont participé à des séances quotidiennes où elles pratiquaient des exercices de mémoire et recevaient divers conseils. Celles de l’autre moitié suivaient un cours hebdomadaire de Kundalini d’une heure, tout en pratiquant le Kirtan Kriya. Au bout de trois mois, la mémoire des personnes des deux groupes s’était visiblement améliorée, mais chez celles du groupe de Kundalini, l’amélioration était plus appréciable, et elle s’accompagnait d’une diminution des émotions négatives. La conclusion de Dharma Singh Kahlsa ? Tout le monde devrait pratiquer le Kirtan Kriyapendant 15 minutes par jour : la population resterait jeune plus longtemps, et la maladie d’Alzheimer se ferait plus rare.

Texte : Pim Christiaans ; Illustrations : Ingrid Bockting

Danse avec le yoga

« Ouvrez les yeux. Embrassez la pièce d’un large regard. »C’est un dimanche ensoleillé au studio de Gérard Arnaud, à Paris. Cyril Moreau passe entre nous, observant attentivement la dizaine de Tadasanaqui lui font face – une véritable chaîne de l’Himalaya. D’un œil expert, il repère en quelques secondes des épaules qui roulent vers l’avant, une main qui pourrait être plus tendue, des jambes qui devraient être plus solides. « Dans un cours de niveau avancé, récemment, je leur ai fait faire la Montagne pendant dix minutes. Ils ont adoré ! »Vous ne trouviez pas d’intérêt particulier à cette posture ? 

Tadasana fait partie d’un petit enchaînement d’échauffement, mais l’atelier du jour est dédié au Restorative Yoga : un yoga qui, comme son nom l’indique, restaure. Très lent et très doux, idéal pour les personnes souffrant d’une blessure physique… ou d’un mal plus intérieur. En Restorative, le confort prime. « Ce yoga où l’on prend son temps a vraiment besoin d’un coup de projecteur. Le Vinyasa et les ateliers sur les inversions sont très à la mode en ce moment, et c’est fun, mais j’avais envie de rompre avec cette tendance. Ne pas être tout le temps dans le
challenge ou la force. Prendre mon temps. Être à contre-courant. »

Classique ou pas

Il fut un temps où être à contre-courant l’aurait terrifié. Petit garçon, son rêve absolu est de devenir danseur. Danseur classique, très précisément. Mais la pression des stéréotypes le rattrape très vite : la danse, c’est “un truc de fille”. Quand on est un petit garçon, on devrait plutôt vouloir faire du foot, non ? « Personne ne m’a obligé à renoncer à ce rêve : je l’ai fait tout seul. Je me suis autocensuré. C’est resté pendant longtemps comme un arrière-goût de non-accompli. » Et pourtant, l’intérêt pour le corps ne le quitte pas. Tandis que Cyril fait ses études, ses ambitions continuent à faire leur petit bonhomme de chemin. Avec une maman “hippie” qui avait toujours fait du yoga à la maison, le contraire eût été surprenant !

Le jeune Bordelais, qui a passé son enfance entre l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et la Suisse, une fois adulte, s’envole cette fois-ci pour l’Asie où il prend une année sabbatique pour enchaîner les stages et les formations de yoga. À son retour en France, il entame un long travail d’introspection. « Enfant, je voulais rencontrer des psys pour tout comprendre de la nature humaine. Et puis j’ai rencontré une psychanalyste jungienne avec qui j’ai entrepris un travail d’analyse de mes rêves. » Cette découverte change tout pour Cyril, qui voudrait pouvoir respecter l’essence du yoga tout en l’adaptant au monde occidental. Il avoue ne pas s’être personnellement reconnu dans la version “puriste” du yoga à laquelle il a pu goûter auparavant. « Quand on parle de respecter le “yoga traditionnel”, de quelle tradition parle-t-on ? Il y en a tellement ! »

Millimétré

Pour Cyril, dont l’enseignement se rapproche de la philosophie du Yoga Iyengar dans sa précision chirurgicale, c’est là tout l’intérêt de la biomécanique, soit l’étude physiologique de ce qui entre en jeu dans les placements et la respiration. En clair : comment trouver une posture confortable et sans danger de blessure. La papesse de la biomécanique en France est Bernadette de Gasquet. La rencontre de l’auteure de Yoga sans dégâts a été une révélation pour le jeune enseignant, qui avoue avoir suivi la totalité de ses (nombreuses) formations (sur les abdominaux, le dos, les torsions, le yoga périnatal…), dont certaines deux fois ! En résumé ? « Ce n’est que du bonheur. Et beaucoup de travail. »

Venez comme vous êtes

Cyril est un des intervenants du diplôme de yoga adapté de l’université de Lille. Depuis six ans, l’enseignement l’a aussi emmené à la rencontre de traumatisés crâniens – un yoga « ultra-adapté, mais attention, c’est toujours du yoga, pas du macramé ! »Dans ses cours, il a dû accepter le fait que les gaffes seraient inévitables. « Je pensais que je serais très à l’aise tout de suite, mais cela m’a fait travailler sur ma propre relation au handicap ; ça m’a ramené à ma propre validité. Et c’est là que l’élève devient aussi enseignant. »Le lien de confiance et de respect qui se tisse avec les élèves, c’est manifestement ce qui lui tient le plus à cœur ; l’importance d’une réelle bienveillance, ancrée dans le discernement, se ressent au studio Nataraja (“danseur” en sanskrit), qu’il a fondé en 2013.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans Yoga magazine #24

Texte : Clémentine Koenig ; Photographies : Anaka

Octobre Rose avec Qee

Cette année le centre Qee participera à ce mois si spécial :

• Dimanche 27 octobre, Marilyn Ferreira, enseignante de Pilates chez Qee, proposera un atelier Pilates et cancer du sein de 14h30 à 15h30, suivi d’un temps d’échange à la Fondation GoodPlanet,

• Tout au long du mois d’octobre, les centres Qee ont organisé des ateliers de Yoga et Pilates, afin de reverser les fonds au profit de l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en.

Plus d’info ici

Le feu au ventre : la digestion

Une bonne digestion, c’est la recette idéale pour être en parfaite santé – voilà ce que dit l’ayurvéda, cette médecine traditionnelle indienne qu’on surnomme aussi la “petite sœur du yoga”. Le mot sanskrit pour “digestion” ? Agni, qui signifie aussi “feu”. Un système digestif en bonne santé, c’est aussi une source de chaleur et de clarté mentale. Ce n’est pas un hasard si, en Inde, on considère le feu comme une chose sacrée, comme une force transformatrice : c’est lui qui déclenche la métamorphose qui a lieu dans le corps après chaque repas : la transformation d’aliments grossiers (la nourriture que nous ingérons) en éléments simples (les nutriments que nous tirons de cette nourriture). Ces nutriments produisent l’énergie subtile (prana) qui nourrit le corps et l’esprit. L’état de notre feu intérieur a donc une influence directe sur notre bien-être.

Le feu est aussi un des cinq éléments qui constituent l’Univers, selon la philosophie yogique. On retrouve ces éléments dans la nature, mais aussi dans le corps humain. Le feu est particulièrement actif autour du nombril, là où se trouve la majorité des organes digestifs. La digestion fonctionne bien lorsqu’elle brûle comme un feu crépitant. Pas trop doux, mais surtout, pas trop vif. Quand le feu brûle trop fort, il consume trop vite notre énergie si précieuse. Pour garder une digestion équilibrée, les yogis utilisent depuis des siècles l’Uddiyana Bandha, une technique qui masse intensivement les organes du ventre et aide à faire disparaître les tensions.

Anatomie

Le voyage est long et impressionnant entre l’ingestion des aliments et la sélection des nutriments nécessaires. On avale une bouchée de nourriture, qui passe par l’œsophage avant de finir dans l’estomac. Ici, la nourriture est conservée une à deux heures environ – plus longtemps pour un repas particulièrement lourd – dans la partie supérieure de l’estomac. Celui-ci se met ensuite à malaxer et à pousser lentement les aliments vers le bas. La nourriture est broyée et mélangée au suc gastrique produit par les glandes de la paroi de l’estomac. Ce suc gastrique tue les bactéries et divise les protéines en éléments plus petits. Cette bouillie quitte l’estomac lorsque les éléments qui la composent mesurent moins d’un millimètre. Dans l’intestin grêle, de nouvelles sécrétions sont produites par le pancréas et la vésicule biliaire, afin de continuer le processus de dégradation des aliments. Les nutriments sont absorbés et passent dans le sang via la paroi intestinale. Les restes non digérés, que le corps ne peut utiliser, arrivent dans le gros intestin, où sont prélevés les sels et liquides. Enfin, les déchets finissent dans le côlon, qu’ils quittent sous la forme de selles.

Les troubles les plus courants

Brûlures d’estomac et remontées acides

Lorsque le sphincter qui se trouve entre l’estomac et l’œsophage est trop lâche, le suc gastrique peut remonter dans l’œsophage et la gorge – ces derniers ne sont pas protégés contre l’acidité et s’irritent donc facilement.
Lorsque l’estomac est vide, la production d’acide gastrique est moindre, et les problèmes nocturnes moins fréquents.

Constipation

La constipation commence souvent pendant les vacances : les choix alimentaires sont différents, les horaires de repas changent – la régularité digestive est facilement ébranlée. Des torsions pratiquées en douceur permettent de masser le ventre, et de remettre les intestins en mouvement.

Crampes

Les crampes dans l’estomac et les intestins peuvent être désagréables ou même douloureuses. Elles s’accompagnent souvent de flatulences, de diarrhée ou de constipation. Le stress et les tensions ne font qu’empirer le problème. Ne restez pas immobile – pour faire disparaître la crampe, rien de tel qu’une petite promenade.

Ballonnements et flatulences

Manger trop vite ou trop gras, ne pas boire assez : tout cela peut causer des ballonnements après le repas. Mâchez bien vos aliments, afin d’ajouter beaucoup d’enzymes à chaque bouchée, ce qui permettra ensuite à votre corps de mieux en assimiler les nutriments.

Découvrez les exercices pour bien digérer ici.

Texte : Saskia Grootegoed ; Illustrations : Ingrid Bockting

Les Yogis du Cœur

Au programme : grande séance de yoga d’1 h 30 animée par un collectif de professeurs bénévoles dont Anne Leca et les Amazones parisiennes + un concert de mantras par la célèbre chanteuse et yogini Aria Crescendo + atelier mini yogi pour les enfants.

Tarifs : 25 € pour les adultes et 15 € pour les enfants.

Dress code : tenue de couleur blanche ou claire.

Bon à savoir : des tapis sont mis à disposition pour tous les participants.

Pour s’inscrire ou pour plus d’infos, c’est par ici.

Pot-au-feu oriental


2 portions, 50 minutes

Ingrédients :

• 250 g de carottes

• 2 gousses d’ail non épluchées

• 1 c. à c. de ras-el-hanout

• 350 g de vitelottes noires*, épluchées et coupées en deux

• 1 oignon rouge, haché

• 2 c. à s. d’huile de coco

• 6 branches de thym frais sans les tiges

• 75 ml de jus d’orange

• 1 poignée de pistaches sans les coquilles

• 1 feuille de laurier

• 5 grains de poivre noir

• Le zeste de 1 citron bio

• Sel de mer

• Poivre noir

 

• Préchauffez le four à 200 °C. Nettoyez les carottes et placez-les dans un plat allant au four. Ajoutez un filet d’huile de coco et les deux gousses d’ail puis faites-les cuire pendant 50 min. Après 40 min, saupoudrez-les de ras-el-hanout.

• Pendant que les carottes cuisent, mettez les pommes de terre dans une casserole avec beaucoup d’eau. Faites-les bouillir pendant 20 min, à feu doux, avec la feuille de laurier et les grains de poivre. Retirez du feu et laissez tremper encore un moment. Pendant ce temps, faites frire l’oignon rouge dans l’huile de coco puis, au dernier moment, ajoutez quelques feuilles de thym. Retirez du feu.

• Sortez les carottes du four et coupez-les en morceaux d’environ 0,5 cm. Épluchez l’ail. Utilisez 1 gousse, 3 branches de thym et le jus d’orange pour préparer une marinade. Versez-la sur les morceaux de carotte puis saupoudrez de sel de mer et de poivre noir selon votre goût. Laissez mariner les carottes.

•  Préparez la purée de pommes de terre puis saupoudrez de sel et de poivre selon votre goût. Servez la purée surmontée de carottes marinées et garnie de pistaches, de thym et de zeste de citron.

* Vous ne trouvez pas de vitelottes noires ? Utilisez alors des panais ou du céleri-rave.

Accordez-vous aux phases de la Lune

La Lune a de multiples facettes. L’un de ses visages – la pleine Lune – a quelque chose de féérique et de puissant : les loups-garous hurlent et les sorcières voltigent sur leurs balais et dansent à sa vue. Les religions primitives l’honorent, elle et ses déesses. Son influence est partout : elle rythme la menstruation des femmes, affecte la fertilité, déclenche des insomnies et joue un rôle essentiel en astrologie.

De concert avec le Soleil, elle gouverne aussi l’eau – d’ailleurs, son rôle dans les marées est bien connu. Mais elle est également prise en compte dans les préceptes de l’agriculture biodynamique, où l’on s’accorde aux phases de la Lune. En effet, elle aurait une influence sur l’eau et la sève des plantes, et donc sur la manière de les cultiver. Quant au corps humain, constitué pour plus de la moitié d’eau, il serait donc logique que la Lune l’affecte lui aussi via son “système hydraulique”. Par exemple, on transpire plus quand la Lune est décroissante. Et par conséquent, on se détoxifie aussi plus facilement. Alors que durant la phase croissante de la Lune, on absorbe mieux les liquides et on assimile plus facilement les nutriments.

La Lune symbolise aussi la féminité douce, la créativité et la fertilité. Son ventre s’arrondit, tout comme l’utérus, jusqu’au moment de l’ovulation. Ensuite, elle s’amincit de nouveau. Si votre cycle menstruel est en phase avec la Lune – comme l’était celui de nos ancêtres féminines –, cela veut dire que vous aurez vos règles à la Lune noire (à la fin de la phase décroissante) et à la nouvelle Lune. C’est un excellent moment pour vous retirer du monde, méditer, vous tourner vers l’intérieur et honorer la Lune. Tandis que la pleine Lune représente au contraire une fête exubérante : le moment où vous ovulez, où vous créez et où, traditionnellement, vous donnez naissance à vos enfants.

Éprise de la Lune

En réalité, peu de femmes occidentales ont un cycle menstruel synchronisé sur la Lune. Pourquoi ? La faute à l’éclairage électrique, aux horloges et aux agendas. La science a d’ailleurs démontré qu’il n’y a pas plus de naissances au moment de la pleine Lune que durant le reste du mois, pas plus d’accidents de voiture et que les coups de folie dus à la pleine Lune ne sont que fiction.

Et pourtant, il peut être intéressant d’observer ce qui se passe lorsqu’on adapte son rythme aux phases de la Lune et qu’on détermine dans quelle mesure le corps, l’humeur (et le cycle menstruel) sont influencés par la Lune. Tamara Moana, professeure de Yoga de la Lune, s’est éprise de la Lune il y a sept ans. Elle a commencé à participer à des rassemblements de femmes, appelés Cercles de pleine Lune. Elle a découvert l’énergie lunaire, et les différentes façons de s’en imprégner. « Mon cheminement spirituel a commencé avec les sciences occultes – le chamanisme et la sorcellerie. »Aujourd’hui, elle combine ses deux amours – la Lune et le yoga. Tamara compare le cycle lunaire aux saisons : « La nouvelle Lune est comme le printemps, qui débute dans la fraîcheur et le renouveau, tandis que la pleine Lune représente l’été à son zénith. Pendant la phase de la Lune décroissante, on se défait de ce dont on n’a plus besoin, comme les arbres se défont de leurs feuilles à l’automne. »

Créez votre propre rituel lunaire

Avant d’accomplir un rituel, prenez le temps de vous purifier : prenez une douche ou brûlez un bâton à fumigation de sauge blanche ou du palo santo (un “bois sacré” aromatique d’Amérique latine, à trouver dans les magasins bio). Pratiquez ensuite un exercice qui vous ancre à la Terre, comme la Guirlande (Malasana). Ensuite, asseyez-vous confortablement et concentrez-vous sur votre souffle. Évacuez toutes les pensées et les tensions de la journée. Revenez à l’instant présent. Une fois que vous vous sentez alerte et détendue, vous pouvez commencer votre rituel.

 

Texte : Drees Koren ; Photographies : Harold Pereira ; Illustrations : Lisa Junius

À cœur ouvert

Aucune partie du corps humain n’est vénérée comme le cœur. Et ce n’est pas un hasard : rares sont les organes qui travaillent ainsi sans relâche pendant soixante-dix, quatre-vingts ou même quatre-vingt-dix ans. Des dizaines de fois par minute, des milliers de fois par jour. Ce qui rend aussi le cœur extrêmement vulnérable : une petite “erreur”, et c’est la vie qui s’arrête.

  • Le cycle se répète

Le cœur est un muscle de la taille d’un poing, situé légèrement à gauche du milieu de la cage thoracique. Il est entouré d’une membrane, le péricarde – qui le protège et le maintient en place. Ses soixante à soixante-dix contractions par minute font circuler le sang dans tout le corps. Au cours de ce cycle, le sang passe deux fois par le cœur : le sang pauvre en oxygène arrive dans le cœur, qui l’envoie vers les poumons, où il évacue le dioxyde de carbone et se remplit de dioxygène. Il revient ensuite dans le cœur qui le pompe dans tout le corps via l’aorte. L’oxygène – et divers nutriments – sont ainsi acheminés vers les organes, qui évacuent au même instant leurs déchets dans le sang. Enfin, ce sang pauvre en oxygène retourne vers le cœur, et le cycle se répète.

  • Douleur émotionnelle

En yoga, le cœur représente l’amour absolu. C’est là que les émotions difficiles et les tensions mentales se transforment en sentiments positifs. On sait que les émotions affectent le cœur, qui se met littéralement à battre plus vite. Le médecin américain Dean Ornish a déterminé que le fait de se sentir mal-aimé affectait directement le système immunitaire et augmentait le risque de maladies cardio-vasculaires. D’après lui, les émotions qu’on attribue au cœur – la confiance, le sentiment d’appartenance, la capacité à donner et à recevoir de l’amour – sont cruciales dans tout processus de guérison.

Le Dru Yoga accorde beaucoup d’attention aux émotions : mieux on les comprend, et mieux on parvient à gouverner sa vie. Les mouvements de yoga, les exercices respiratoires et la méditation stimulent la capacité à pardonner et à aimer. Ils soulagent aussi la tristesse et la colère.

  • Les troubles courants

Oppression thoracique

Parfois, les émotions négatives et les tensions donnent littéralement l’impression d’en avoir gros sur le cœur. Ce sentiment d’oppression peut être causé par un épisode dépressif ou par une artériosclérose – la circulation du sang dans les artères se bloque, ce qui cause un manque d’oxygène. La raison ? Taux de cholestérol trop élevé, hypertension, tabagisme ou diabète.

Palpitations cardiaques

Tout le monde a déjà connu ça : le cœur qui se met soudain à battre trop vite ou de manière irrégulière. La plupart du temps, ces palpitations sont bénignes, causées par une grosse frayeur ou un coup de foudre. Si cela se produit plus régulièrement, il peut s’agir d’une arythmie.

Prématurité (ou extrasystole)

La prématurité porte bien son nom : le cœur bat trop tôt. Par conséquent, la durée de temps entre ce battement précoce et le prochain est plus longue que la norme, et le cœur se remplit d’une plus grande quantité de sang. Le battement suivant doit alors être beaucoup plus puissant. La cause ? Une maladie cardiaque ou quelque chose de plus innocent comme une émotion intense ou un excès de chocolat ou de café.

Cholestérol élevé

Le cholestérol est un composant des cellules et des hormones. Il est indispensable à notre survie, mais un taux de cholestérol trop élevé augmente le risque d’artériosclérose, ce qui est mauvais pour le cœur. Mieux vaut vite adopter un mode de vie sain, afin de réduire ce risque au maximum.

Infarctus du myocarde

Un infarctus – ou crise cardiaque – commence souvent par un sentiment d’oppression et de douleur au milieu de la poitrine. La douleur se diffuse dans le haut des bras, le cou, la mâchoire, le dos et le creux épigastre. Elle s’accompagne généralement de sueurs, de nausées ou de vomissements. Appelez immédiatement les secours.

 

Découvrez la série pour ouvrir son cœur ici

 

Texte : Saskia Grootegoed & Illustrations : Ingrid Bockting