One Simple Thing, d’Eddie Stern

On le sait, le yoga est réputé pour améliorer notre santé physique et mentale. Mais ce que l’on ignore c’est qu’il existe des explications scientifiques de pourquoi la pratique du yoga nous procure une telle sensation de bien-être.

One Simple Thing, signé Eddie Stern, capture l’équilibre parfait entre le yoga et la science. En s’appuyant sur les neurosciences, les sagesses ancestrales et des décennies de pratique et d’enseignement, il rassemble tous les éléments afin d’apprendre à atteindre un calme, un amour et une paix intérieure constante. Tout en mettant en relief comment ce que nous faisons affecte ce que nous devenons, le yogi révèle comment une routine régulière d’asanas et de pranayama est capable de transformer non seulement notre corps mais nos fonctions cérébrales et émotions. Qu’importe le style de yoga, pourvu qu’il y ait l’ivresse, explique Stern : la clé de cette transformation intérieure, nous dit l’auteur, est tout simplement une respiration consciente.

À travers ces 320 pages, Eddie Stern se confie avec compassion sur sa propre expérience pour nous  livrer cette « chose simple » qui nous rend heureux.

One Simple Thing • Eddie Stern • North Point Press • 320 pages • mars 2019 • environ 18 €

 

Découvrez le portrait d’Eddie Stern dans Yoga magazine #26.

Breakfast bowl aux mûres

✻ 2 personnes, 15 minutes ✻

Ingrédients :

• 40 g de flocons d’avoine

• 250 ml d’eau

• 3 bananes mûres

• 1 c. à c. de poudre d’herbe de blé

• 1 c. à c. de poudre de maca

• 1/3 c. à c. de poudre de lucuma

• ½ c. à c. de poudre de chlorelle

• ½ c. à c. de poudre de spiruline

• ¼ c. à c. de cannelle

• ¼ c. à c. de curcuma

• ¼ c. à c. de poudre de gingembre

• 150 g de mûres

• 1 c. à c. de graines de chanvre

• 1 c. à s. de beurre de coco

 

Faites cuire les flocons d’avoine dans l’eau à feu doux. Pendant ce temps, préparez un smoothie vert : mixez les bananes et les poudres dans un blender, en un mélange homogène. Versez d’abord le smoothie vert dans deux bols, puis ajoutez la bouillie d’avoine. Garnissez du reste des ingrédients.

Wayoga : insuffler de la gratitude le long du chemin

Comment est né ce projet ?

Un matin, exactement six semaines après l’opération de Marco, alors qu’on prenait notre petit-déjeuner on s’est regardé droit dans les yeux et on s’est dit : « je n’arrive toujours pas à réaliser la chance qu’on a. C’est le moment de redonner, n’importe où, comment, ou quand ». C’était comme s’il fallait absolument qu’on remercie l’Univers. Nous avons donc décidé de partir du sud de l’Ardèche jusqu’à Saint- Jacques-de-Compostelle. Le choix n’est pas anodin, puisqu’il y a sept ans Marco a eu la chance de faire le chemin de Compostelle à pied, une expérience qui l’a beaucoup marqué. Nous avons donc choisi de revivre cette aventure mais cette fois-ci avec notre « maisonnette mobile ».  À nos yeux, c’est aussi une manière de clôturer la période difficile que nous avons dû traverser quand nous croyons encore que Marco allait rester en fauteuil roulant. Lorsqu’il est sorti de l’hôpital le docteur lui a dit « Tu as eu bien plus qu’une bonne dose de chance, tu devrais songer à jouer au Loto ».  Pour le moment on ne joue toujours pas au Loto, mais on fait d’autres choses avec cette chance.  

Pourquoi « wayoga » ?

« Wayoga » est un jeu de mots en anglais avec le mot « way » (chemin) et « yoga »: d’où notre slogan « Sharing yoga along our way ». Pour nous, ce « chemin » signifie beaucoup de choses. Littéralement il s’agit du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle que l’on pense faire. Symboliquement, cela fait aussi référence à notre vie, qui parfois prend des virages inattendus. Et puis d’un autre côté, le « wayoga » c’est notre style de vie. C’est un yoga qui nous permet de nous connecter avec les gens qui nous entourent, qui nous maintient en bonne santé physique et mentale, et maintenant c’est aussi devenu un moyen de collecter des fonds pour une association.

 Comment se déroule cette première expérience ?

Jusqu’à présent nous sommes très contents !  Nous avons reçu de très beaux retours, qui nous motivent beaucoup. Certes ça n’a pas toujours été facile et ça a pris du temps avant de démarrer et de pouvoir organiser des séances dans des campings et autres structures de vacances. La plupart ont leur propre « animation » et ne sont pas intéressés dans des projets caritatifs. Mais nous sommes quand même tombés sur des personnes adorables et bienveillantes qui nous ont ouvert grand leur porte.

Pourquoi avoir choisi la fondation Walkabout ?

On voulait avant tout aider les personnes paralysées. Bien qu’il existe plusieurs organisations, nous sommes tombés sur Walkabout. C’est en lisant leur histoire, en regardant des vidéos sur leurs missions et en voyant le bonheur sur le visage des gens qu’on a décidé d’apporter nous aussi notre petite graine à cette cause.
Avant de commencer on avait pour objectif de collecter un fauteuil roulant par semaine, c’est-à-dire 300€ par semaine. On s’est rendu compte que c’était probablement un peu trop ambitieux, mais on continue tout de même à y croire et on verra à la fin si on y arrive !

La place du yoga dans votre vie découle-t-elle de l’accident de Marco ?

Avant l’opération de Marco, le yoga faisait déjà partie de notre vie. C’est d’ailleurs probablement grâce au yoga que Marco a continué à marcher jusque très tard avec une partie de sa moelle épinière complètement comprimée. Quand le spécialiste a analysé les IRM de son dos, il a demandé à plusieurs reprises si on était sûr que ce patient marchait encore. Avec le yoga, il continuait à stimuler les nerfs et la circulation ce qui lui permettait de continuer à bouger ses jambes. Après l’opération, cette pratique a pris une place encore plus importante dans nos vies.

Une phrase pour décrire cette expérience ? 

Si le yoga rend nos corps flexibles, cette expérience a rendu notre esprit encore plus flexible. On a dû apprendre à s’adapter à toutes les situations, personnes, moments et endroits afin de mener à bien cette expédition caritative.

Pour assister à un cours de yoga solidaire, rendez-vous sur les réseaux sociaux de Wayoga    

Texte : Julana Mether & Photographies : Wayoga

De l’espoir en prison

Le soleil se couche, les angoisses se réveillent. À Bomana, la plus grande prison de Papouasie-Nouvelle-Guinée, une trentaine d’adolescents s’apprêtent à passer une nuit de plus dans les cellules collectives du quartier des jeunes. Sur son lit de bois, les pensées de Peter Higini se bousculent : la famille absente, le camarade mort sous ses coups, la condamnation à cinq années de taule… À bout de nerfs, le garçon de 18 ans se lève et, sous l’unique néon de la geôle, improvise une séance de yoga : « Quand je me sens triste, cela me calme et m’aide à supporter l’incarcération. »Derrière les barreaux, une partie de ses codétenus se joignent à lui.

Papouasie-Nouvelle-Guinée, région du golfe de Papouasie, National Capital District, ville de Port Moresby, prison de Bomana.

Toutes les semaines, ces garçons apprennent les bases du yoga dans l’enceinte de la prison. L’initiative a été lancée en mars 2013 par la professeure de yoga Fazilah Bazari, qui intervenait alors bénévolement. À cette époque, cette expatriée d’origine malaisienne rémunérait même trois enseignants sur ses deniers personnels. Une situation compliquée qui a pris fin en octobre 2014 grâce au soutien financier des autorités de Port Moresby, la capitale. Depuis, cinq professionnels du yoga franchissent régulièrement les portes de Bomana dans le cadre du programme municipal Yoga Unites Youth Empowerment and Transformation (Yu Yet PNG).

« Quand ils se sentent mieux avec eux-mêmes, ils deviennent moins brutaux avec les autres. »

« Fermez les yeux. Nous allons nous libérer de tout ! »Allongés dans le Believe Center, un bâtiment coloré dédié aux activités de “loisirs” et à la détente – on y trouve des livres, une télévision, on y prie, et une fois par semaine on pousse les tables pour transformer l’espace en salle de sport –, les prisonniers écoutent la voix calme de Fazilah Bazari. Salutations au Soleil pour commencer, pranayama– des exercices de respiration – à la fin… Doucement, les corps se détendent et les esprits s’évadent. Pour ces jeunes qui ont volé, violé et même tué et qui sont, pour certains, condamnés à plus de 20 ans de réclusion, ces séances sont l’occasion de penser à autre chose qu’à leur situation, l’incarcération au pénitencier. Pendant une heure, de prisonniers en uniforme, ils redeviennent des êtres à part entière, des enfants en costume bleu.

Papouasie-Nouvelle-Guinée, ville de Port Moresby, prison de Romana, cours de Yoga par Fazilah Bazari.

Arborant des T-shirts marqués du mot “violence” barré, cinq membres de Yu Yet PNG aident les détenus à réaliser les postures. L’attitude des plus anciens, concentrés et confiants, contraste avec celle des nouveaux arrivants qui semblent parfois perdus dans leur propre corps. « Quand ils commencent, ils n’ont pas conscience d’eux-mêmes,explique Fazilah. Le yoga leur apprend à se reconnecter à leurs émotions et à aimer leur corps. Quand ils se sentent mieux avec eux-mêmes, ils deviennent moins brutaux avec les autres. »

Et ça marche. Avant l’introduction des cours de yoga en 2013, bagarres et violences étaient fréquentes dans ce quartier de jeunes. Depuis leur mise en place, gardiens, détenus et intervenants ont tous constaté une amélioration de leur comportement. « Pour eux, le yoga est plus qu’une pratique. Il devient un mode de vie et leur apporte de l’espoir ! »s’enthousiasme Jad Biko qui, après avoir donné des cours dans une prison au Kenya, intervient à Bomana depuis 2016. « Maintenant, on organise des thés de bienvenue pour les nouveaux, renchérit dans un sourire le détenu Peter. On se soutient les uns les autres comme une famille et les relations avec les gardiens sont apaisées. »Il suffit pour s’en convaincre d’assister à une séance par beau temps. Là, le yoga se pratique en plein air. Quelques surveillants se réunissent alors à l’ombre d’un manguier pour observer le spectacle en souriant. Sans les uniformes kaki de la pénitentiaire et les barbelés du grillage d’enceinte, on pourrait croire à une colonie de vacances perdue au milieu de la jungle tropicale.

Et effectivement, grâce au yoga, les prisonniers sortent de temps en temps de prison. Une fois par semaine, des adeptes de la discipline marchent ainsi avec le gouverneur de Port Moresby lors du Walk and Yoga for Life, une manifestation organisée contre la violence dans la ville. À l’occasion d’événements comme la Journée internationale du yoga, ils sont autorisés à participer aux cours gratuits donnés aux habitants : ils montent même sur scène pour donner l’exemple. « Comme un papa avec ses enfants, quand je les vois face à la foule, je tremble pour eux »,raconte, la larme à l’œil, le caporal Wai Sip, gardien à Bomana depuis 30 ans. L’espoir est d’ailleurs plus approprié que la peur. Car, pour certains prisonniers, le yoga représente l’avenir. Le détenu Gordon a ainsi tout prévu : à sa sortie, il sera… professeur de yoga.

Cellule A1, prisonnier.

Que pouvons-nous faire ?

  • Donner de son temps à Yu Yet PNG, qui recherche des professeurs d’arts martiaux, de théâtre, de yoga ou des artistes hip-hop. Yu Yet PNG peut fournir un logement et une petite aide pour les transports en commun à Port Moresby. Plus d’informations : yuyetpngltd@gmail.com
  • Faire des dons sur le site www.yogaunitesinc.org
  • Aimer et partager la page Facebook YOUth Own Great Awakening.
Texte : Jules Prévost & Photographies : Marc Dozier

Rester jeune avec le Yoga des hormones

Séduisante, fraîche et raffinée, la professeure de yoga brésilienne Dinah Rodrigues a 90 ans. Elle est la preuve vivante que le Yoga des hormones fonctionne ! Avec une énergie que ne renierait pas une quadragénaire, elle fait connaître les bienfaits du Yoga des hormones – qu’elle a inventé – à travers le monde.

Des exercices simples qui stimulent le système endocrinien, donc la production d’hormones. Le but premier ? Augmenter le taux d’œstrogènes – qu’on appelle aussi l’hormone féminine. La production de cette hormone se met à diminuer dès 35 ans. Ce phénomène ne se remarque pas au début, mais quand survient la ménopause, une variété de symptômes physiques s’affichent : les cheveux deviennent plus fins, la peau plus sèche, les rides plus visibles. En augmentant le taux d’œstrogènes, on suspend – ou du moins on ralentit – ce processus.

Cela fait bientôt trente ans que Dinah enseigne sa série de Yoga des hormones ; elle a constaté des résultats spectaculaires. Les troubles courants liés à la ménopause – bouffées de chaleur, insomnies, épisodes dépressifs – disparaissent chez de nombreuses femmes. Même les plus jeunes femmes souffrant du syndrome prémenstruel peuvent tirer bénéfice de ce yoga : les changements d’humeur sont moins prononcés, et les règles, moins abondantes. Ce yoga aiderait aussi les femmes ayant des problèmes d’infertilité.

En collaboration avec l’université de Sao Paulo, Dinah Rodrigues cherche des preuves scientifiques de l’efficacité de sa méthode. Elle sait déjà qu’une pratique régulière offre des bénéfices indéniables : le niveau d’énergie remonte, les troubles disparaissent. Une adepte lui a un jour témoigné sa gratitude avec ces mots : « Depuis mes premières règles, j’avais l’impression d’avoir un petit être maléfique dans le ventre. Il a complètement disparu. » Ce n’est pas un hasard si ce yoga fait des émules à travers le monde entier. Testez-le par vous-même ; il vous suffira d’une demi-heure d’exercices par jour (Rodrigues les fait en moins d’un quart d’heure) pour vous sentir jeune et vive.

Texte : Christel Jansen & Photographies : Saskia van Osnabrugge

À dévorer !

Le yoga est une discipline qui nous invite à adopter un mode de vie construit autour du bien-être physique et mental. Et puisque nous sommes ce que nous mangeons, une nourriture saine et naturelle irait dans le sens d’un mode de vie sain. Hippocrate disait : « que ton aliment soit ton seul médicament », les aliments agissent sur notre santé non seulement physique, mais aussi sur notre bien-être mental.

Voici une petite sélection d’ouvrages qui vous éclairera un peu plus sur le sujet :

> Tous végétariens !

Ici, des extraits de différents auteurs ont été rassemblés, invitant le lecteur à découvrir le végétarisme sous plusieurs facettes, du poète latin Ovide au poète américain Ginsberg. Le but est de « reconsidérer le régime carné sous leurs auspices éclairés ».
Tous végétariens • Folio • 128 pages • 2 €

> Manger mieux en pleine conscience 

On l’appelle le « mindful eating », ou « manger en pleine conscience », cette pratique connaît un franc succès en France depuis quelques temps. Mais que cela signifie réellement ? Il s’agit d’une pratique qui associe la méditation à l’alimentation, en faisant en sorte d’ « accorder davantage d’attention à l’instant présent et à l’acte de manger. » Ce livre propose des exercices à faire chez soi, des jeux et un programme de méditation.
Manger mieux en pleine conscience • Ananda Ceballos et Yaël Bloch • La Plage • 96 pages • 9,95 €

> Alimentation et yoga 

Le maître de yoga André Van Lysebeth, pionnier du yoga en Europe a également écrit sur l’alimentation avec toute la rigueur qui le caractérise. Dans cet inédit, il prodigue ses conseils et dévoile des recettes, dans le but de préserver notre capital santé ainsi que de guérir de certaines maladies.
Alimentation et yoga • André Van Lysebeth • éditions Almora • 582 pages • 19 €

 

« Le yogi doit manger avec modération, raisonnablement, sinon – peu importe son intelligence –
il ne réussira pas. »

Siva Samhita (traité classique de Hatha Yoga)

Happy international yoga day !

Cette journée vise à sensibiliser le public des bénéfices du yoga et met aussi l’accent sur les effets positifs de la pratique du yoga, qui apporte à notre corps et à notre esprit l’équilibre dont ils ont besoin. Cela fait maintenant 5 ans que nous fêtons cette journée mondiale du yoga. De nombreux studios proposent des cours gratuits (ou à prix réduits) ainsi que des événements en plein air pour cette occasion très spéciale. En voici quelques uns !

 

À Paris :

 

Le problème est réglé !

On a (peut-être) la solution pour vous soulager sans médicaments… Il s’agit bien évidemment du yoga ! De nombreuses postures sont destinées à libérer le bassin, à assouplir les hanches et à détendre le bas-ventre, pour stimuler les ovaires en douceur. Installez-vous dans un endroit calme, et adoptez une respiration dite de “cohérence cardiaque” en faisant durer l’inspiration et l’expiration 4 à 5 secondes. L’esprit apaisé, vous pourrez pratiquer la posture du Bébé heureux, la Pince, ou encore le Papillon.
Retrouvez 12 postures pour soulager les douleurs de règles dans Soulager l’endométriose sans médicaments, Stéphanie Mezerai et Sophie Pensa, Leduc.s pratique, 336 pages, 18 €.